Description
Depuis les travaux d'Adleman, DeMarrais et Huang il y a plus d'une décennie, il est bien connu que le problème du logarithme discret dans une courbe de grand genre sur un corps fini est plus simple à résoudre que dans une courbe elliptique de la même taille. Si L(\alpha, c) = e^{(c + o (1)) (g \log q)^{\alpha} (\log (g \log q))^{1 - \alpha}} désigne la fonction sous-exponentielle par rapport au genre g de la courbe et au cardinal q de son corps de définition, les algorithmes de logarithme discret pour les courbes de grand genre ont une complexité de L(1/2, c). Ceci est à comparer aux courbes elliptiques d'un côté, pour lesquelles seulement des algorithmes exponentiels existent sauf dans quelques cas particuliers; et au cas des corps finis, pour lesquels le crible des corps de nombres ou des corps de fonctions mène à un algorithme plus rapide en L(1/3, c).<br/> Je présente le premier algorithme sous-exponentiel avec un exposant \alpha < 1/2 pour attaquer le problème du logarithme discret dans une certaine classe de courbes algébriques. Ces courbes sont caractérisées par un degré relativement bas par rapport à leur genre. Dans le meilleur des cas, l'algorithme atteint une complexité de L(1/3, c) pour calculer la structure du groupe jacobien et L(1/3 + epsilon, o(1)) pour le logarithme proprement dit.
Prochains exposés
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Encryption homomorphe sans bruit à l'aide de groupes
Orateur : Pierre Guillot - Ravel Technologies (dispo Université de Strasbourg, IRMA)
Je vais rappeler les travaux de Nuida et Ostrovski sur l'utilisation des groupes pour l'élaboration de schémas cryptographiques homomorphes. Je vais présenter nos travaux qui fournissent des encodages à la fois plus efficaces et plus généraux, et qui déterminent exactement quels groupes peuvent être utilisés. Puis je vais discuter GRAFHEN, un protocole qui utilise ces idées. Je dirai juste[…]-
Cryptography
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